Les Tiers Lieux face à la pandémie du coronavirus : un moment politique….

 

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Le monde des Tiers Lieux est donc dans l’action pour faire face à la pandémie, bravo.

On comprend que face à une telle crise, c’est l’ensemble du « corps social » qui doit se mobiliser. Et, de ce point de vue, les Tiers Lieux montrent ce qu’ils sont avant tout : la manifestation d’une prise d’initiative privée qui prend des formes sociales et économiques plurielles.

Mais, a-t-il conscience, ce monde, que, pour une large part, dans les circonstances actuelles, il supplée les défaillances organisées d’un service public de santé qui a été mis à mal par le gouvernement actuel qui priorise l’accompagnement libéral de la transformation de la société ? Les lois d’exception prises concernant le travail risquent de nous le montrer bientôt. Certes, en faisant cela, il ne fait que poursuivre, mais d’une manière plus efficace, ce qu’on fait les gouvernements précédents. Mais, n’oublions pas que ces mêmes services publics de santé étaient en grève jusqu’à aujourd’hui où leurs agents risquent leur vie.

Ces Tiers Lieux, incarnent bien cette initiative privée dont on se félicite en ces temps de crise sanitaire. Ils sont mobilisés pour suppléer l’action sanitaire. Mais quels rôles, et pour qui, sont-ils prêts à jouer dans la recomposition sociopolitique à venir ? Comment, France Tiers Lieux, comme organisation politique, dans des rapports ambigus aux institutions publiques qu’il convient de ne pas caricaturer, va-t-elle se comporter ? Mais aussi, quels seront les positions et rôles des réseaux et structures ressources qui organisent le monde des Tiers Lieux ?

La période qui va s’ouvrir lorsqu’il sera mis fin au confinement et à la période de crise aiguë ne pourra être que l’amorce de la transition qui s’annonce.